|
L'Université Lille I est l'une des plus performantes de France pour faire bénéficier ses étudiants du programme européen d'études à l'étranger Erasmus. Nous en avons rencontré plusieurs, qui évoquent leur expérience. Aujourd'hui, Fiona Hus, 21 ans, rentre tout juste d'un séjour de quatre mois en Pologne.
PAR CARINE BAUSIÈRE
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
PHOTO LA VOIX
Elle se définit elle-même comme quelqu'un « d'assez timide ». Disons que cette description correspond à la Fiona d'il y a quatre mois. Depuis, même si elle conserve cette allure très sage, les choses ont quand même bien changé. Entre temps, la jeune femme, en master IAE, option commerce international, a vécu une expérience humaine très enrichissante. « Nous devions effectuer un stage de quatre mois à l'étranger,raconte-t-elle. Comme je souhaite travailler dans l'international, ça me convenait bien, je voulais perfectionner mon anglais.
» Alors pour être sûre de progresser dans la langue de Shakespeare, Fiona a décidé d'aller poser ses valises... en Pologne, à Lödz ! Ce qui, aujourd'hui encore, la fait rigoler. Mais à l'écouter, finalement, son choix est assez logique. « L'an dernier, j'étais allée voir des amis partis en Erasmus à Cracovie. Ça m'avait beaucoup plu. Ce qui m'avait marquée, c'est que tous les cours étaient en anglais. Et les gens le parlaient très bien. » Un autre détail a achevé de convaincre l'étudiante : « Le niveau de vie n'est pas très élevé là-bas. On peut faire pas mal de choses avec peu d'argent. » Fiona s'est donc appuyée sur les bourses Erasmus et d'État (500 E environ) pour vivre correctement. « Ma chambre en résidence universitaire, partagée avec une autre étudiante française, revenait à 75 E par mois, détaille-t-elle. Là-bas, quand on sort au restaurant, on peut prendre entrée, plat et dessert pour 6 E ! » Et dans ses sorties comme sur les bancs de la fac, la jeune femme s'est rapidement entourée d'amis labellisés Erasmus comme elle : « Il y a une grande majorité d'étudiants français et espagnols qui se retrouvent en Pologne avec ce dispositif. Mais nous avons sympathisé avec des Écossais, des Finlandais, des Allemands, des Portugais, des Italiens et des Turcs... et des Polonais ! » Largement à la portée de sa petite bourse, les transports lui ont aussi permis de vadrouiller dans tout le pays, et au-delà. « Il y a plein de choses à voir, des gens très chaleureux à rencontrer, assure-t-elle. J'ai visité les villes majeures de Pologne, puis avec des amis, nous sommes partis en Lituanie, en République tchèque, en Slovaquie, en Hongrie et en Autriche. » Et voilà comment Fiona la timide s'est découvert de nouvelles ressources insoupçonnées. Rentrée depuis peu, elle retrouvera les bancs de Lille 1 pour sa deuxième année de master à la rentrée, en contrat de professionnalisation. D'ici là, son carnet d'adresse international lui aura permis de passer un été festif... où elle aura pris le temps de réfléchir à sa future vie. « J'habite chez mes parents, mais j'ai vu que j'étais capable de me débrouiller toute seule. Ça m'a fait avancer, j'envisage de prendre mon indépendance ! » •
|